La biche de Cérynie, l’insaisissable

La biche aux cornes d'or

La biche aux cornes d’or

La biche de Cérynie est une biche aux sabots d’airain, et aux cornes d’or. Elle était sous la protection de la déesse de la chasse Artémis, et possédait une foulée incomparable.

En effet, autrefois, Artémis avait aperçu cinq biches magnifiques dont celle-ci. Elle voulut s’en emparer des cinq afin de l’atteler à son chariot. La biche de Cérynie fut la seule qui parvint à échapper à la déesse, aussi, cette dernière, beau joueur, se vit flatter d’avoir être vaincue par une adversaire aussi brillante. Voilà pourquoi elle accorda sa protection à la fameuse biche aux pieds d’airain.

La biche aux pieds d'airain

La biche aux pieds d’airain

Toutefois, si la biche de Cérynie est célèbre dans la mythologie grecque, c’est notamment par le fait de sa rencontre avec Hercule. En effet, le cousin Eurystée, comprenant avec les précédents travaux, qu’il ne parviendrait pas à faire échouer Hercule par la force, ordonna au héros de capturer vivante et intacte la biche de Cérynie.

La dextérité et la célérité d’Héraclès allaient être mises à rude épreuve. C’est ainsi que durant une année entière, il traqua la biche inlassablement. Il traversa ainsi tout le pays jusqu’à ce que, finalement éreintée, la biche trouva refuge sur une montagne. Hercule utilisa son arc et tira une flèche précisément entre le tendon et l’os. De cette manière, aucune goutte de sang ne fut versée, et Héraclès s’assurait de ne pas avoir commis de sacrilège en violant la protection de la déesse.

La biche de Cérynie

La biche de Cérynie

Héraclès se présenta finalement devant Eurysthée, la magnifique biche à ses pieds. Celui-ci voulut aussitôt la garder et la placer parmi ses possessions. Au moment où Eurysthée tendit la main vers la corde rattachant l’animal, Hercule la fit malencontreusement tombée.

En deux souffles, la biche s’était enfuie à jamais de l’emprise du vénal Eurysthée.

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L’hydre de Lerne, l’affliction des humains

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L’Hydre, le fléau des Lerniens

Deuxième parmi les douze travaux d’Hercule, l’Hydre de Lerne résonnait alors comme un des pires fléaux qui aient jamais souillé la Grèce.

Sa sinistre réputation et son apparente invincibilité devinrent si célèbres qu’elles arrivèrent aux oreilles d’Eurysthée, dont il ordonna à son cousin, Héraclès, la mise à mort, persuadé que ce dernier n’en reviendrait pas vivant.

Engeance du monstrueux couple Echidna et Typhon, l’Hydre de Lerne était un horrible serpent d’eau au corps de chien possédant plusieurs têtes dont une en or, réputée immortelle.

Cauchemar des paysans qui cultivaient la terre fertile de Lerne, cité qui situait non loin d’Argos, l’Hydre hantait les marécages aux alentours, et désolait les cultures aux alentours par son souffle putride. Ce même souffle s’avérait tellement vénéneux qu’il brûlait les poumons de ceux qui le respiraient, les malheureuses victimes succombaient ainsi promptement.

hercule

Médaillon d’Hercule luttant contre l’Hydre

Hercule, accompagné de son fidèle ami Iolaos, parvint jusqu’au repaire du monstre. Armé de sa fidèle massue, Héraclès se jeta sur le monstre écrasant les multiples têtes qui menaçaient de lui déchirer les chairs. Malheureusement, le processus de régénération de l’Hydre doublait chacune des têtes fracassées.

Voyant que son ami perdait contrôle de la situation, Iolaos enflamma rapidement du petit bois, prit une grande branche, et y plongea l’extrémité dans les flammes ardentes.

 Ainsi, dès qu’Hercule écrasait une des têtes de la terrible créature, Ioloas s’empressa de cautériser les chairs meurtries, et stopper de cette manière l’incessante renaissance du monstre.

Quant à la dernière tête, celle en or, sa massue ne parvenait pas à en venir à bout.

hydre

l’Hydre, le serpent aux plusieurs têtes

Aussi, il saisit un lourd rocher qui lui permit d’enterrer la tête tandis qu’elle continuait à pousser d’affreux sifflements d’agonie.

Le monstre fut enfin terrassé, et comme preuve de sa victoire, Héraclès trempa les flèches de son carquois dans le sang empoisonné de l’Hydre, ce même sang qui allait être l’artisan de sa mort, bien des années plus tard et dans d’autres circonstances.

Remarques :

  • Il est à noter que l’Hydre de Lerne apparaît notamment dans le film Percy Jackson, Le Voleur de Foudre, ainsi que brièvement dans le tome 2, la Mer des Monstre, du même cycle et du même auteur, Rick Riordan.
Le phénix

Le Phénix, l’éclatant oiseau de feu

Le Phénix flamboyant

Le Phénix flamboyant

Issu probablement des mythes de l’Arabie antique, le Phénix est une créature devenue universelle au fil des âges. Elle est profondément rattachée au feu, et elle est empreinte d’un profond respect dans la grande majorité des cultures.
Grand oiseau solitaire aux plumes de feu, le Phénix est synonyme d’immortalité. Selon les cultures, on l’assimile souvent à la famille des aigles, ou encore à celle des hérons.

Sublime incarnation de la beauté, le Phénix, paré d’or et de rouge éclatants, avait la capacité de vivre jusqu’à 500 ans, puis de connaître un insolite processus de régénération.

L'oiseau de feu

L’oiseau de feu

En effet, sentant sa dernière heure venue, le Phénix réunissait dans son nid des brindilles et des plantes aromatiques, et se consumait littéralement en avivant les flammes par ses battement d’ailes, son nid faisant alors office de bûcher.

De l’ancien phénix, il n’en restait plus que des cendres, et dans cet amas de poussière, un oisillon jaune et pourpre éclaira le monde par ses timides gazouillements.

Ainsi, le Phénix « renaissait de ses cendres », comme le dit si bien l’expression.

 

Il est notamment rattaché au culte du Soleil par les Égyptiens où il était vénéré.

Il devint par la suite le symbole le plus célèbre de la renaissance, de la résurrection, de la résurgence cyclique, ainsi que de ténacité de l’esprit.

Il est à noter qu’au Moyen-Âge, ces attributs l’assimilèrent rapidement au Christ.
Son processus de transformation en fit également un symbole majeur parmi les alchimistes.

Remarques :

  • L’exemple le plus emblématique de nos jours fut son intervention dans la saga d’Harry Potter, sous le nom de Fumseck, oiseau de compagnie du directeur Albus Dumbledore, dans la Chambre des Secrets. On lui attribue d’ailleurs des propriétés médicinales extraordinaires.
  • Par ailleurs, la société secrète agissant contre l’expansion de Voldemort se nomme l’Ordre du Phénix en l’honneur de cet oiseau remarquable.