Leonardo Da Vinci, génie et savant

Léonard de Vinci, l’inventeur

Léonard de Vinci, autoportrait

Léonard de Vinci, autoportrait

Si un seul nom détenait le pouvoir de résumer un pan entier de l’Histoire de l’humanité, ce serait probablement celui de l’inégalable génie italien Léonard de Vinci.

Son simple nom concentre à lui seul un nombre impressionnant de professions : inventeur, artiste-peintre, architecte, savant, médecin, écrivain, sculpteur, astronome, anatomiste, mathématicien, poète, philosophe et ingénieur.

Leonardo Da Vinci, génie et savant

Leonardo Da Vinci, génie et savant

Né le 15 avril 1452 dans la petite bourgade de Vinci près de Florence, Leonardo di ser Piero da Vinci vit le jour au crépuscule du Moyen-Âge, sombre période de l’Histoire notamment au niveau des sciences. Le destin voulut qu’il sonna le glas de cet obscurantisme en prenant part à la formidable expansion de la civilisation que fut la Renaissance.

Pourtant, rien dans ses origines n’aurait laissé supposer le formidable potentiel que cet homme recelait. En effet, fils illégitime d’un notaire et d’une paysanne au nom de Catherina, le jeune Léonard reçut malgré tout une solide éducation qui le mena en 1469 à l’atelier de maître Verrocchio, qui lui enseigna la peinture et la perspective. C’est durant ces années d’apprentissage à Florence que le jeune Léonard débuta l’esquisse de ses propres toiles, dont notamment l’Adoration des Mages, qu’il termina en 1481. Il avait alors 17 ans.

C’est à ses 26 printemps que son maître reconnut que son talent avait largement dépassé le sien. Il avait tout de l’artiste accompli, le monde lui appartenait. Néanmoins, il dut se confronter à un autre peintre et sculpteur extraordinaire, le non moins connu Michel-Ange, plus vieux d’une vingtaine d’année. Léonard parvint cependant à trouver rapidement un mécène à Milan où il demeura durant près de deux décennies.

Les machines volantes de de Vinci

Les machines volantes de de Vinci

Avide de savoir et curieux de tout, sa soif inextinguible le mena vers le monde de l’ingénierie et des sciences, et ce en parallèle de son travail d’artiste. Il commença à rédiger le Codex Atlanticus, un document comprenant plus d’un millier de feuilles. La majeure partie des inventions du génie italien y fut transcrite par ce dernier. Celles-ci étaient innombrables, beaucoup inachevées, la plupart d’entre elles terriblement visionnaires. Ces inventions touchaient plusieurs domaines allant de l’anémomètre à la machine volante en passant par l’ancêtre du tank ou encore le pont amovible.

Machine de guerre de Léonard de Vinci

Machine de guerre de Léonard de Vinci

Sa logique, sa démarche, son raisonnement et sa rigueur scientifiques et novatrices impressionnèrent grandement les savants de l’époque, et ce bien après sa mort. Le grand Galileo Galilei, dit Galilée, par exemple, s’en inspira grandement dans sa quête de la vérité. Ses recherches le menèrent à s’intéresser également à l’anatomie humaine en disséquant secrètement des cadavres, à l’instar d’Ambroise Paré. Ces pratiques étaient formellement interdites par la sainte Inquisition à l’époque et étaient passibles du bûcher, ce qui n’empêcha pas la science de percer davantage les arcanes du corps humain grâce au génie italien. La meilleure preuve de son intérêt pour l’anatomie demeure bien entendu l’Homme de Vitruve illustrant la complexe harmonie du corps humain.

L'Homme de Vitruve

L’Homme de Vitruve

C’est également à travers de cette oeuvre et de beaucoup d’autres que l’inventeur et mathématicien utilisa l’énigmatique nombre d’Or, symbole de la beauté. L’exemple le plus emblématique de cet emploi se retrouve avec sa peinture la plus célèbre : la Joconde. Le célèbre sourire de la Mona Lisa fut peint entre 1503 ou 1506, sur une commande de Franscesco del Giocondo représentant son épouse, Lisa Giocondo (Mona signifiant Madame en ancien italien).

La Joconde de Léonard de Vinci

La Joconde et le nombre d’Or

Véritable phare dans l’histoire de l’art, ce tableau du Louvre détient le mérite d’être connu de tous, la beauté fascinante de cette femme traversant les siècles. D’autres peintures fort célèbres lui sont attribuées, à l’instar de la Cène (1498), la Vierge, Saint-Anne et l’enfant Jésus (1508) ou de la Dame à l’hermine (1490).

Par ailleurs, en tant qu’écrivain, Léonard de Vinci n’était pas en reste. On lui attribue des milliers de notes qu’il rédigea durant toute son existence, dont beaucoup disparurent, victimes du temps. Très tôt, il prit l’habitude de les crypter. En effet, il était nécessaire d’utiliser un miroir et d’en lire le reflet pour que le texte devienne lisible.

Les carnets du génie italien

Les carnets du génie italien

La renommée d’un tel phénomène dépassa rapidement les frontières de l’Italie, et toute sa vie, Léonard de Vinci ne perdit jamais une once de sa célébrité dans toute l’Europe. En 1516, le grand Léonard entra au service de François Ier, humaniste et protecteur des sciences, qui demeura ébloui par tant de génie. Léonard établit par la suite des plans de châteaux pour le roi de France qui n’aboutiront jamais, car le vieil homme était alors fort atteint. Atteint d’une maladie perverse et d’une paralysie d’une de ses mains, il mourut le 2 mai 1519, dans son château d’Amboise.

Le maître ne s’était jamais marié, et on ne lui connaît aucun enfant. L’héritage qu’il laissa ne fut donc point destiné aux siens, mais à la civilisation entière et à la science.

Il avait 67 ans.

Citation de Leonardo da Vinci

Citation de Leonardo da Vinci

Publicités

Un commentaire sur “Léonard de Vinci, l’inventeur

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s