La Banshee, la prophétesse du malheur

Banshee

La Banshee, l’annonciatrice

Peu connue dans le monde de la mythologie, cette créature issue des mythes irlandais, s’est propagée au cours des siècles au Royaume-Uni. On la retrouve même en Bretagne, aux côtés de l’Ankou par exemple.

La Banshee, vieille et décharnée

La Banshee, vieille et décharnée

Par le passé, cette créature était très redoutée vis-à-vis du petit peuple, car elle était synonyme de sombres auspices. Cela se devinait rien qu’à son apparence. En effet, si un malheureux avait eu la malchance de la croiser, il aurait découvert une très vieille femme, ridée comme l’argile, aux cheveux longs et graisseux et au visage défiguré par la souffrance.

La Banshee, du gaélique Bean Sidhe, était dédiée au chagrin et libérait toute cette douleur dans un cri inhumain et insupportable. C’est d’ailleurs une de ses caractéristiques les plus connues, car l’on prétendait que, la nuit, celui qui entendait son hurlement allait bientôt mourir. Précisons toutefois qu’elle n’interférait pas sur le cours de l’existence, elle se contentait juste de prévenir le concerné que son heure était proche. Rien de plus, mais rien de moins.

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La Banshee, Spectre ou Fantôme ?

Les témoignages à ce propos décrivent un son intenable tant par la tristesse implacable qu’il provoque que par le déchirement qui y transparaît.

Par ailleurs, la Banshee est devenue assez rapidement « réservée » aux familles nobles, celles qui détenaient le sang bleu dans leurs veines depuis des générations. En effet, de la même manière qu’elles affirmaient qu’elles possédaient leur propre fantôme (mentionnons à titre d’exemple la légende du Chien des Baskerville d’Arthur Conan Doyle), les vieilles familles de Grande Bretagne étaient convaincues de posséder leur propre Banshee.

L’origine de cette créature étrange est assez floue, car plusieurs versions s’opposent, mais certaines penchent pour être une descendance de la terrible Morrigan, la Reine Fantôme, déesse celtique de la Mort et de la Guerre. Ses corbeaux l’accompagnaient sur le champ de bataille pour se repaître des cadavres.

La Morrigan, la déesse de la Guerre et de la Mort

La Morrigan, déesse de la Guerre et de la Mort

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Méduse, le cauchemar éternel

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Méduse, l’abomination des Hommes

Parmi les créatures de cauchemars qui ont peuplé la mythologie grecque, une des plus célèbres demeure sans conteste la terrifiante gorgone du nom de Méduse.
Monstre terrible, son nom est souvent associé à un autre, celui qui parvint à la terrasser : le preux héros Persée. Le début de cette légende remonte à bien longtemps, lorsque Méduse était encore une belle jeune femme, aimée de tous, des Dieux comme des hommes.

Malheureusement, elle fit preuve d’hubris en clamant haut et fort que sa beauté était plus grande que celle de la déesse Athéna. Celle-ci, folle de rage, métamorphosa l’insolente en commençant par ses magnifiques cheveux qui devinrent des vipères, son corps se pourvut d’écailles, et quiconque croiserait son regard jadis inoubliable serait immédiatement pétrifié en pierre.

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La punition d’Athéna

Horrifiée par son apparence, Méduse éprouva alors une haine sans pareille envers les hommes, progénitures des Dieux. Elle rejoignit ses deux sœurs, Sthéno et Euryale, toutes deux immortelles, aux confins de l’Orient, au pays des Hespérides.

La sinistre trinité sema la terreur et la désolation pendant des décennies. Il n’est guère surprenant de comprendre pourquoi. Les descriptions diffèrent, mais certains points s’avèrent récurrents : on racontait qu’elles étaient dotées d’ailes, de mains de bronze et d’un corps de serpent.

L’histoire de Persée est plus complexe. Fils de Zeus et de la princesse Danaé, sa naissance résonnait en écho avec un destin qui impliquait directement Acrisios, le père de Danaé. En effet, le roi Acrisios avait reçu la sombre prophétie suivante : « Tu n’auras pas de fils et ton petit-fils te tuera. »

Terrifié par cette prédiction, le roi enferma sa fille dans une grande tour, gardée par de féroces sentinelles. Zeus parvint à rejoindre la belle Danaé en se transformant en une pluie d’or. Lorsque Acrisios l’apprit, il n’osa pas occire de sa propre main sa descendance et enferma sa fille et son petit-fils, Persée, dans un coffre scellé qu’il jeta dans l’océan.

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Danaé et son fils, sauvés par un pêcheur

La mère et l’enfant furent sauvés in extremis par un pécheur, qui les plaça sous l’asile de son roi Polydectès. Le fils devint grand, et protégea sa mère des avances de plus en plus prononcées de Polydectès. Celui-ci, afin de se débarrasser de Persée, lui ordonna de tuer Méduse, et de ramener une preuve de son exploit. Le fils de Zeus fut aidé des autres dieux dans sa quête, qui lui apportèrent chacun un objet magique. C’est ainsi qu’Athéna lui offrit un bouclier lisse comme un miroir, qu’Hermès lui donna une serpe tranchante, des sandales ailées, le casque d’invisibilité d’Hadès et un sac de cuir magique. La déesse de la Sagesse conseilla au demi-dieu de se renseigner auprès des Grées quant à la manière de tuer la Gorgone et d’en ressortir vivant.

Les Grées font certainement partie des créatures les plus laides de la mythologie. Il s’agissait de trois sœurs qui étaient venues au monde vieilles : Enyo, Dino et Pemphrèdo. Elles n’avaient qu’un œil qu’elles se partageaient à tour de rôle. En revanche, elles connaissaient toutes les réponses. En vérité, leur monstruosité était à la mesure de leur omniscience. Persée les força à lui révéler ce qu’elles savaient en les privant de leur œil unique.

Elles lui révélèrent que le bouclier lisse comme un miroir lui permettrait de voir le reflet de Méduse sans en être pétrifié. Il suivit leur conseil et alla à la rencontre des trois gorgones. Devant l’antre, il jucha le casque d’invisibilité qui lui permit de passer inaperçu et de les approcher suffisamment près. Le bouclier permit au jeune héros d’éviter le regard mortel de Méduse. A l’aide de la serpe, il trancha la tête de l’horrible gorgone et la cacha immédiatement dans le sac.

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Andromède, livrée au monstre marin

Sur la route du retour, Persée rencontra la jeune Andromède, qui était attachée à un rocher, livrée en sacrifice à un monstre marin. Persée utilisa la tête de la gorgone pour pétrifier le monstre et ensemble, ils allèrent devant Polydectès et ses vassaux. Le roi, furieux que son beau-fils soit revenu vivant, ordonna à ses sbires de s’en débarrasser. Persée montra alors la preuve de son exploit en dévoilant la tête de Méduse à ses assaillants. Le roi et ses sujets se changèrent alors en pierre.

Une fois n’est pas coutume : l’histoire de ce grand héros se conclut sur une note heureuse. Le fils de Zeus régna le restant de sa vie sur le royaume de Polydectès, avec pour épouse la belle Andromède et pour conseillère sa mère Danaé.

Ainsi vécut Méduse, maudite par les Dieux et son grand ennemi Persée, le pourfendeur de Gorgones.

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Persée tenant la tête de Méduse

Le Minotaure du Labyrinthe

Le Minotaure, l’effroi des innocents

Le Minotaure du Labyrinthe

Le Minotaure du Labyrinthe

Parmi les mythes les plus célèbres de la mythologie grecque, un des emblématiques demeure celui du célèbre monstre mi-homme mi-taureau qu’est le Minotaure. Son histoire et son ascendance remontaient au règne du roi de Crète Minos. Minos, fils de Zeus et de la princesse phénicienne Europe, régnait depuis son palais somptueux érigé dans la ville de Cnossos. Il avait pris pour épouse Pasiphaé, fille de Hélios, le Soleil, et eut plusieurs enfants dont notamment Ariane et Phèdre.

Le Labyrinthe de Dédale

Le Labyrinthe de Dédale

C’était un roi juste qui gouvernait avec la plus grande sagesse. Toutefois, il offensa Poséïdon, lorsqu’il voulut prouver à tous qu’il détenait l’aval des Dieux. En effet, le dieu de la Mer exauça son souhait en faisant surgir des marées d’écume un magnifique taureau blanc. Le roi de Crète commit alors l’erreur de conserver le sublime présent et de sacrifier à la place un autre taureau. Offensé par une telle insulte, Poséïdon se vengea en insufflant à sa femme une passion irrationnelle et dévorante pour ce même taureau blanc. De cette union, naquit un être de cauchemar : le Minotaure.

Aussi grand que deux hommes, être hybride à la tête de taureau et au corps d’humain, cette créature monstrueuse jeta son ombre malfaisante sur le règne du roi crétois. Horrifié par le fruit de cette relation « adultère », Minos consulta l’oracle de Delphes qui lui conseilla de construire une prison inviolable pour cette progéniture. Le roi de Crète fit appel alors à l’architecte et inventeur de génie Dédale, qui bâtit le Labyrinthe.

La pelote de fil que donna Ariane à Thésée

La pelote de fil que donna Ariane à Thésée

Afin de nourrir la terrible bête, Minos força les rois des autres provinces à lui apporter en tribut tous les neuf ans quatorze adolescents, sept garçons et sept filles, tous de sang noble. Ce fut notamment le cas du roi d’Athènes Egée, dont le fils se porta volontaire et ce dans le but de terrasser le monstre. Ce jeune héros s’appelait Thésée. Le roi Egée fit promettre à son fils de changer la couleur de la voile de son navire lors de son retour : noire si Thésée avait péri, blanche si le monstre avait été terrassé.

Arrivés à Cnossos, les jeunes sacrifiés furent présentés à Minos durant d’un somptueux festin. Lors de ce dernier, le jeune prince rencontra les deux filles du roi. Il tomba amoureux de Phèdre, mais cet amour, en premier lieu, ne fut pas réciproque. En revanche, le cœur d’Ariane s’embrasa pour Thésée, à tel point qu’elle voulut l’aider à échapper à la mort atroce qui l’attendait le lendemain. Pour ce faire, elle demanda conseil à Dédale qui lui proposa une solution. Elle donna ainsi au jeune prince une pelote de laine.

Le combat entre Thésée et le Minotaure

Le combat entre Thésée et le Minotaure

Le lendemain, les sacrifiés entrèrent dans le Labyrinthe, et Thésée en profita pour y attacher le bout de sa ficelle, et déroula ainsi le fil tout au long de son avancée. Un affrontement sanglant eut lieu dans les coursives du Labyrinthe entre le Minotaure et Thésée, qui parvint finalement à occire le monstre avec son épée. Ainsi périt l’ignoble progéniture de Pasiphaé. Grâce au fil d’Ariane, le jeune héros put retrouver son chemin vers la sortie, sans quoi, il aurait erré pendant des décennies dans ce méandre sans fin de couloirs.

Il quitta la Crète clandestinement en emportant dans sa fuite Ariane qui lui avait sauvé la vie. Cependant, cette histoire ne s’acheva guère sur une bonne note. En effet, durant le retour de Thésée en Grèce, celui-ci s’arrêta sur l’île de Naxos où il reprit la mer en abandonnant Ariane. Touché par cette injustice, le dieu vigneron, Dionysos, l’arracha à sa détresse en la prenant pour épouse. Par la suite, une fois roi, Thésée prit pour épouse Phèdre. Quand il revint de son périple, Thésée oublia d’ériger une voile blanche à son navire. Le roi Egée aperçut ainsi la voile noire du navire de son fils à l’horizon, et fou de chagrin, il se jeta dans la mer qui porte désormais son nom.

La chute d'Icare de Herbert James Draper

La chute d’Icare de Herbert James Draper

Quant à Minos, il enferma pour trahison Dédale et son fils Icare dans le Labyrinthe. L’inventeur eut alors l’idée d’échapper à son propre piège par la voie des airs. A l’aide de cire, lui et son fils se pourvurent d’un large plumage, qui leur permit de s’envoler, loin de la haine de Minos. Icare, enivré par cette plénitude, voulut voler plus haut et s’approcher au plus près du soleil. Hélas, la cire qui retenait ses plumes fondit sous la chaleur, et le jeune Icare tomba, tel un ange déchu. Le roi de Crète traqua Dédale pendant des années. Ce fut en Sicile, où il périt, plongé dans un bain bouillant. Il devint un des trois juges du tribunal des Enfers.

La légende prétend que le Labyrinthe existerait toujours, dissimulé sous les ruines actuelles du Palais de Cnossos.

La Walkyrie, la guerrière

Les Walkyries, les messagères du Destin

La Walkyrie, la guerrière

La Walkyrie, la guerrière

Éminemment célèbres dans la mythologie nordique, les Walkyries revêtaient un caractère essentiel pour les guerriers scandinaves tels que les Vikings. Leur légende a perduré durant les siècles jusqu’à aujourd’hui, et ce en entrant dans la culture collective des civilisations européennes.

En effet, aujourd’hui, l’image des Walkyries s’apparente davantage à de féroces guerrières aux cheveux blonds qui juchaient d’impressionnants destriers blancs.

Le dieu borgne, Odin, roi des Ases

Le dieu borgne, Odin, roi des Ases

Bien que cette description soit intéressante et assez proche du mythe, il est malgré tout possible de préciser certains éléments manquants. En premier lieu, les Walkyries étaient les messagères de leur père, Odin, le roi des Dieux d’Asgard. La première d’entre elles et leur chef était Freya, fille de Njörd (dieu de la Mer et des Vents) et déesse de l’amour, de la fertilité et de la guerre.

Freya, déesse de l'amour et de la guerre

Freya, déesse de l’amour et de la guerre

Bien souvent assimilées aux Nornes (les Moires nordiques) ou encore aux Amazones grecques, les Walkyries étaient des combattantes, armées de pied en cap, redoutables et sanguinaires, qui descendaient d’Asgard afin de planer sur les nombreux champs de batailles de Midgard, montées sur des chevaux ailés à l’instar de Pégase.

Moins lugubres que la tristement célèbre Morrigan celtique, les Walkyries emportaient avec elles les âmes des guerriers défunts, qui étaient tombés les armes à la main au combat. Elles les emmenaient alors au Valhalla, le Palais aux 640 portes d’Odin, où elles décidaient lesquels d’entre eux seraient les plus braves pour mener un ultime combat.

Les Einherjars, les guerriers du Ragnarök

Les Einherjars, les guerriers du Ragnarök

Ces élus, aussi nommés les Einherjars, avaient ainsi l’immense honneur de se voir combattre aux côtés d’Odin en personne lors de la dernière bataille : le Ragnarök, l’apocalypse nordique, là où le terrible Fenrir se libérerait de ses chaînes.

On dénombre pas moins d’une quarantaine de Walkyries différentes, dont la plus célèbre n’est autre que Brunehilde, celle-là même qui fut délivrée du dragon par le jeune Siegfried, et qui devint son épouse. La marque implacable de la Mort et du destin est souvent assimilée à la présence des Walkyries.

Ces étranges divinités ont suscité plus d’une fois l’enthousiasme des artistes de tout temps, la preuve la plus emblématique de ce constat s’illustre par la composition du grand Richard Wagner (1813-1883) en 1870, intitulée fort justement « La Chevauchée des Walkyries », composition que reprit Francis Ford Coppola dans sa scène d’anthologie d’Apocalyspe Now par ailleurs.

La légende prétend également que les aurores boréales dans le ciel seraient dues aux traces de sabots laissées par la chevauchée des Walkyries.

Les Aurores boréales, les sillons de la chevauchée des Walkyries

Les Aurores boréales, les sillons de la chevauchée des Walkyries

Le serpent Nidhögg

Nidhögg, le fléau éternel

Le serpent Nidhögg

Le serpent Nidhögg

A l’instar du serpent Jörmungandr ou du loup Fenrir, le Nidhögg, « Celui qui frappe férocement », était considéré dans la mythologie scandinave comme une des créatures dont le réveil sonnerait le Ragnarok, soit l’Apocalypse nordique.

En effet, parmi tous les monstres de cauchemar qui hantent cette cosmologie mythique, le Nidhögg est, la plupart du temps, représenté sous la forme d’un serpent gigantesque aux anneaux demesurés.

Yggrasild, l'Arbre-Monde

Yggrasild, l’Arbre-Monde

Afin de mieux saisir son rôle, il faut avant tout préciser davantage comment la mythologie scandinave représente l’Univers. En vérité, selon les légendes, ce dernier est agencé sous la forme d’un arbre, Yggrasild. Ce frêne est communément appelé l’Arbre-Monde, car à chacune de ses neuf parties correspond un monde différent. Mentionnons simplement les trois principaux que l’on retrouve dans toutes les mythologies : Asgard, Midgard, et le Niflheim.

Le premier, Asgard, se situe à la cime d’Yggrasild et se rapporte à l’Olympe grecque. Il s’agit effectivement du monde des Dieux, nommés les Ases, où siègeait le Valhalla, le château aux 640 portes, depuis duquel le roi des Ases, Odin, régne.

Le second, Midgard, s’avére être le monde des mortels et se positionne au niveau du tronc d’Yggrasild, à la frontière entre les plus hautes branches et les profondes racines, toujours à la limite entre les cieux inacessibles et les Enfers chtoniens.

Le Niflheim, l'Enfer de glace

Le Niflheim, l’Enfer de glace

C’est au niveau de ces dernières que se trouvent le reste des autres mondes, chaque racine menant vers un en particulier. Cette partie souterraine constitue le Niflheim, « le monde des morts », là où est emprisonné le Nidhögg depuis l’aube des temps, dont le corps sinueux serpente éternellement parmi l’entrelacs complexe des racines d’Yggrasild.

Sempiternelle facette du chaos régissant l’Univers, le Nidhögg a pour habitude de ronger les différentes racines qui relient les mondes au frêne grandiose. La légende raconte également qu’il se repaît aussi des âmes de ceux qui se sont définitivement comportés de manière indigne pour un guerrier.

Le Nidhögg attaquant perpétuellement les racines du frêne

Le Nidhögg attaquant perpétuellement les racines du frêne cosmique

Lors du dernier jour de la Création, une prophétie prédit qu’Yggrasild s’écroulerait, et sous lui, la voûte céleste de l’Univers s’effondrerait de la même manière, libérant le Nidhögg. Celui-ci s’enroulerait autour de la Terre et le broierait dans son étreinte d’acier.

Proues des drakkars

Proues des drakkars

Il existe un détail curieux à ce propos : les vikings employaient souvent une tête de dragon difforme ayant des apparentés avec un serpent à la proue de leurs drakkars afin de semer davantage la peur. Y a-t-il un lien ? La question demeure sujette à caution.

Toutefois, il est amusant de remarquer à quel point l’usage du serpent, symbole de l’Apocalypse, est récurrent dans la plupart des mythologies. Celui le plus similaire au Nidhögg demeure très probablement l’Apophis égyptien. Le Python grec fait également penser à ce serpent monstrueux aux anneaux gigantesques.

Le Léviathan biblique a également comme similitude cet aspect de valet de l’Apocalypse, ou même le fameux serpent du jardin d’Eden, chassant Adam et Eve du paradis.